Après le vol des cartes de crédit, commis souvent par introduction clandestine, les auteurs contactent leurs victimes en se faisant passer pour des employés bancaires ou postaux. Sous des prétextes fallacieux, ils se font remettre les numéros d'identification personnelle au moyen desquels ils effectuent des retraits d'argent frauduleux dans des distributeurs. La police rappelle les règles élémentaires de prudence.
Depuis plus d'une année, une nouvelle forme d'arnaques a fait son apparition dans notre canton. A l'occasion de vols par introduction clandestine, les auteurs s'emparent des cartes bancaires ou postales des lésés. Souvent juste après la commission de ces délits, les auteurs entrent en contact téléphonique avec leurs victimes et se font passer pour un employé de la banque ou de la poste. Sous des prétextes fallacieux, notamment celui de devoir opérer un blocage préventif de la carte, ils demandent à connaître le numéro d'identification personnel (code de sécurité) des cartes dérobées. Peu après, ils effectuent des retraits frauduleux dans des distributeurs.
En 2006, 223 vols par introduction clandestine en relation avec ce phénomène, ont été dénombrés dans le canton, dont 148 dans la région lausannoise. Une trentaine d'entre eux ayant fait l'objet de l'arnaque mentionnée ci-dessus ont été enregistrés par les enquêteurs de la division économique de la police de sûreté. Depuis décembre 2006, une nouvelle série se dessine dans plusieurs localités du Nord vaudois.
La Police cantonale vaudoise informe qu'en aucun cas, les organes bancaires ou postaux ne requièrent ce genre d'information et certainement pas par téléphone. Le numéro d'identification personnelle n'est connu que du titulaire et ces données doivent être mémorisées. Il est fortement déconseillé de les conserver sous forme papier à proximité des documents.
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